Vous cherchez le bouton “Nouvelle page” dans WordPad ? Mauvaise nouvelle : il n’existe pas. Bonne nouvelle : on peut quand même « fabriquer » une page suivante proprement, sans perdre de temps. Je vous montre une méthode fiable pour simuler un saut de page, verrouiller l’affichage avec l’aperçu avant impression, et, quand il le faut, basculer vers un vrai traitement de texte.
WordPad et les pages : ce qu’il fait… et ce qu’il ne fait pas
WordPad est volontairement minimaliste. Il affiche un flux continu de texte, sans pagination visible, sans en-têtes ni pieds de page, et sans commande native pour insérer un saut de page. En clair, tout se joue à l’impression. C’est suffisant pour des notes rapides, mais frustrant dès qu’on structure un document multi-sections.
Autre point à connaître pour éviter les mauvaises surprises : Microsoft a annoncé la mise au rebut de WordPad en septembre 2023. Sur les versions récentes de Windows 11 (notamment à partir de la build 26020), il n’est plus installé par défaut. Le format RTF reste lisible par la plupart des suites bureautiques, mais l’outil lui-même est sur la touche.
À retenir : WordPad ne dispose pas d’une commande « Insérer un saut de page ». On simule la séparation des pages, puis on vérifie le rendu via l’aperçu avant impression.
Aller droit au but : créer une “nouvelle page” en 2 minutes
Voici la méthode la plus rapide quand vous devez « passer à la page suivante » sans quitter WordPad. L’idée est simple : préparer la mise en page, insérer un espace tampon avec des retours à la ligne, puis verrouiller le rendu.
- Ouvrez Fichier > Mise en page et choisissez le format A4 (ou Letter), l’orientation Portrait, et des marges adaptées (par ex. 2 cm).
- Placez le curseur à l’endroit où vous voulez couper, puis appuyez sur Entrée autant que nécessaire pour créer un blanc suffisant.
- Allez dans Fichier > Imprimer > Aperçu avant impression pour vérifier où tombe la fin de page.
- Ajustez le nombre de retours si besoin, jusqu’à ce que la nouvelle section commence en haut de la page suivante.
- Quand c’est bon, imprimez vers Microsoft Print to PDF pour figer le rendu dans un impression PDF propre.
Cette approche est basique, mais fiable si vous figez très tôt les paramètres d’impression. Le écueil classique vient des changements de police, d’interligne ou de marges en fin de travail, qui décalent tout le document.
Rendre la coupure stable : peaufiner la mise en page avant d’écrire
La clé pour que vos « pages » restent alignées, c’est d’abord la préparation. Définissez la mise en page avant de taper une ligne. Choisissez la police et la taille (par exemple, Segoe UI 11 pt), réglez l’interligne (1,0 ou 1,15), fixez le format A4 et l’orientation (Portrait ou Paysage) puis décidez des marges. Une fois ces paramètres posés, vous pouvez insérer vos espaces de séparation en sachant qu’ils ne bougeront plus.
Astuce visuelle utile : insérez un « séparateur » simple entre deux sections pour repérer plus vite vos coupures. WordPad ne propose pas de règle horizontale, mais une ligne de tirets « ———— » ou d’underscores « __________ » fait le travail. Vous pouvez aussi insérer une petite image fine (menu Insérer > Image) en guise de séparateurs visuels.
Dernier réflexe pro : contrôlez toujours le résultat via l’aperçu avant impression et exportez un impression PDF avec Microsoft Print to PDF. C’est le seul moyen d’être certain que la coupure tombera au bon endroit chez la personne qui lira ou imprimera votre document.
Quelles techniques de simulation valent le coup ?
Selon le contexte, certaines astuces sont plus adaptées que d’autres. Ce tableau vous aide à choisir rapidement.
| Technique | Comment faire | Points forts | Limites |
|---|---|---|---|
| Retours à la ligne | Entrée répété jusqu’au début de la page suivante | Simple, immédiat, aucun fichier externe | Se décale si vous changez police, interligne ou marges |
| Séparateurs visuels | Ligne de tirets/underscores ou petite image horizontale | Repérage instantané des sections | Document plus « lourd », impact nul sur l’impression réelle |
| Aperçu avant impression | Ajuster manuellement jusqu’au bon saut visuel | Contrôle précis du rendu final | Plus long, nécessite des allers-retours |
Optimiser le rendu imprimé : trois réglages qui font la différence
Trois leviers impactent directement où « tombe » votre page : le format A4 ou Letter, l’orientation, et les marges. Adaptez-les à votre contenu plutôt que de subir la pagination par défaut du pilote d’imprimante.
Sur un rapport dense, réduire légèrement l’interligne (1,0) et passer les marges à 1,5 cm peut éviter une page « orpheline » pour trois lignes. À l’inverse, sur une procédure pas-à-pas, des marges de 2,5 cm et un interligne 1,15 améliorent la lisibilité et stabilisent vos coupures.
Si votre document contient des images, testez l’orientation Paysage et vérifiez immédiatement l’aperçu avant impression. L’export via Microsoft Print to PDF reste le meilleur moyen d’envoyer un rendu identique à tous les lecteurs.
Besoin d’un vrai saut de page ? Les alternatives gratuites et efficaces
Dès que vous avez besoin d’une vraie commande « Insérer un saut de page », changez d’outil. Trois options robustes existent, sans frais si vous le souhaitez :
Google Docs (en ligne) ajoute les pages automatiquement et gère les sauts, en-têtes/pieds, numérotation, styles, et la co-édition en temps réel. Idéal pour collaborer et finaliser une mise en page propre sans installer quoi que ce soit.
LibreOffice Writer (open-source) offre une mise en forme avancée, des styles, des en-têtes/pieds, et l’export PDF haut de gamme. Parfait si vous préférez une application locale gratuite, avec une compatibilité solide RTF/DOCX/ODT.
Microsoft Word (bureau ou Word Online) reste la référence pour les documents riches. La commande de saut de page (Ctrl+Entrée) est immédiate, tout comme la gestion des sections, des en-têtes, et de la table des matières.
Exporter depuis WordPad sans perdre votre contenu
La migration est simple et sûre si vous procédez proprement. Le copier-coller brut fonctionne, mais j’obtiens de meilleurs résultats en ouvrant directement le fichier RTF dans l’outil cible, ce qui conserve davantage de formatage (gras, italiques, images).
Dans Word, Google Docs ou LibreOffice Writer, placez ensuite le curseur où vous le souhaitez et insérez un vrai saut de page (Ctrl+Entrée). Finalisez la mise en page (styles, en-têtes, numérotation) puis exportez en PDF.
Compatibilité, Windows 11 et fin de support : ce qu’il faut savoir
Si vous ne trouvez plus WordPad sur une machine récente, c’est attendu : Microsoft le retire progressivement des nouvelles installations. Pas de panique pour autant : vos fichiers RTF s’ouvrent sans souci dans LibreOffice Writer, Google Docs (après import), ou Microsoft Word. Vous gagnez en plus une vraie pagination et des options d’impression professionnelles.
Conseil de prudence : évitez d’empiler des dizaines de retours à la ligne si vous savez d’avance que le document évoluera. Passez tôt sur un éditeur avec saut de page natif ; vous économiserez des heures d’ajustements manuels.
Le mot de la fin
WordPad rend service pour du texte rapide, mais dès que la structure compte, sa simplicité devient un plafond de verre. Pour « ajouter une page », préparez la mise en page, simulez la coupure, validez via l’aperçu avant impression et exportez en impression PDF. Et si le document grandit, ne luttez pas contre l’outil : migrez vers Google Docs, LibreOffice Writer ou Microsoft Word pour retrouver un vrai saut de page… et votre tranquillité.
